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À partir du 24/12/2012

Biocoop Toulouse

... une belle année 2013

Retrouver les voeux de Claude Gruffat, Président, et de Gilles Piquet-Pellorce, Directeur Général de Biocoop en dessous de l'animation.

Ensemble… en 2013

Ensemble… un mot, une notion, une gamme de produits baptisée Ensemble, Solidaires avec les producteurs, dont Biocoop est fier. Et aussi un vœu pour ouvrir la nouvelle année ! Entretien avec Claude Gruffat, président de Biocoop, et Gilles Piquet-Pellorce, directeur général.

Outre le nom de la marque Biocoop, qu’est-ce que « ensemble » évoque au président de Biocoop ?

Claude Gruffat. La coopération, thème célébré par l’ONU pendant l’année qui vient de s’achever. Sur le fond de crise internationale actuel, ce n’est pas un hasard de voir refaire surface ce modèle, lui-même né au milieu du XIXe siècle en Angleterre dans un contexte difficile. Je pense aux premières coopératives agricoles qui ont vu le jour par la suite en France, les fruitières laitières des montagnes. Et je fais un lien avec cette explosion d’initiatives soutenues par la microfinance ! Plus de 700 millions d’euros sont prêtés à des microprojets, avec un taux de remboursement supérieur au taux de remboursement en banque en France. Un signe d’efficacité et d’espoir ! Dans les moments difficiles où il y a besoin de se serrer les coudes, des outils telle la coopérative, émergent et font leur preuve. Naturellement, je pense à Biocoop !

Pouvez-vous préciser le lien ?

 C. G. Biocoop a retenu trois des fondements de la coopération en en faisant le socle de sa charte : la coopération par elle-même, la transparence et l’équité. Au niveau de la coopération, Biocoop a intégré dans sa gouvernance des agriculteurs et des commerçants, créant ainsi un modèle d’entreprise atypique et unique. Pour moi, la transparence consiste à dire où l’on va et se traduit entre autres par l’anticipation des besoins qui permet aux producteurs de reconvertir des terres, d’investir pour transformer, stocker… Sans contractualisations, les céréaliers ne se risqueraient pas dans des cultures délicates et nous aurions peu de haricots secs, de lin, d’avoine ou d’épeautre bio de France ! Rien à voir avec l’achat one shot spontané et spéculatif qui prévaut souvent dans les échanges. L’équité est notre ligne de conduite avec les producteurs du Sud comme ceux du Nord. Nos engagements avec le Sud portent sur des familles entières de produits comme les bananes ou le café, et non sur quelques articles mis ponctuellement en avant. Nous essayons aussi d’introduire un maximum d’ingrédients du commerce équitable dans les compositions, à commencer par nos gammes. L’équité, c’est aussi partager la valeur ajoutée d’une production entre tous les maillons de la chaîne.

Avez-vous des exemples ?

C. G. La construction du silo Bio Ouest du groupement de producteurs en 2012 auquel nous avons financièrement participé. Au-delà du simple commerce, nous accompagnons et aidons les groupements de producteurs à se développer grâce à des leviers financiers. Je peux citer aussi ces deux coopératives agricoles sociétaires de Biocoop qui viennent d’en créer une troisième dédiée à la semence bio (91) qui va leur permettre d’être libres dans leurs choix de variétés, de méthodes de travail…  Nous ne sommes pas intervenus financièrement mais Biocoop se sent impliqué aussi quand ses sociétaires se développent dans un sens coopératif et utile à l’avenir commun. C’est grâce au commerce - donc grâce au consommateur et par les magasins - que ces projets voient le jour, que les banques suivent, etc. Par ailleurs, 2012 aura été la plus forte année de création de magasins, soit 25 au total avec les essaimages, sans compter les déménagements et agrandissements.

Le mot « ensemble » comment vous, directeur général de Biocoop SA Coop, le percevez-vous?

Gilles Piquet-Pellorce. Tout en couleurs. Celles de la gamme Ensemble, Solidaires avec les producteurs, naturellement !

Parce qu’en 2012, cette gamme propre à Biocoop a été rebaptisée ainsi.  Pourquoi ?

G. P.-P. Avant elle s’appelait « Ensemble pour plus de sens ». La notion nous correspondait mais elle était trop abstraite. « Solidaires » montre mieux ce que l’on fait et ce que l’on est. Au niveau du sens aussi, d’une certaine façon, les douze années de création de ces filières nous ont permis d’en acquérir encore plus, alors aujourd’hui on le fait savoir ! Nous sommes exigeants sur tous les produits que nous vendons mais cette gamme est comme un concentré de nos valeurs et de nos engagements. Pour qu’ils se démultiplient et gagnent en force, il faut avertir le consommateur. Nous avons donc retravaillé la ligne de cette gamme pour lui donner le dynamisme qu’elle mérite, pour que nos valeurs soient immédiatement perçues par les consommateurs qui découvrent la bio et qui nous découvrent. En même temps, nous les réaffirmons auprès de ceux qui nous connaissent depuis longtemps. Nous voulons que tous les consommateurs aient envie de les prolonger. L’achat de ces produits est à considérer comme un acte militant qui encourage un type d’agriculture et de société !

Derrière ces produits, il y a des efforts donc ! Qui les fait ?

G. P.-P. Mais tout le monde justement ! Le consommateur, le magasin, Biocoop Sa coop,  le transformateur, le producteur. Ces efforts permettent de rémunérer à un juste niveau, ni trop, ni trop peu, de préserver parfois de l’emploi local. Avec les magasins, véritables moteurs du développement d’une bio exigeante, nous avons réellement besoin des consommateurs ! Rendre accessibles nos produits est donc une évidence, d’autant que nous avons pleinement conscience des difficultés économiques. Mais pas à n’importe quel prix car nous ne sommes pas de simples commerçants obnubilés par la marge. Rappelons que nous formons une coopérative !

Que faites-vous des résultats ?

G. P.-P. Chez nous, il n’y a pas d’actionnaires qui attendent les dividendes ! Les gains sont réinvestis dans l’outil et les filières pour plus d’efficacité et pour développer la bio. Ce faisant, nos prix pourront baisser mais pas au détriment d’un producteur qu’on étrangle, ni bien sûr sur le dos du consommateur. Nous recherchons le juste équilibre, et la croissance de ces gammes ne pourra qu’améliorer l’efficacité de la production et des investissements que nous faisons et qui parfois dépassent le cadre de nos propres outils. En effet, ces accompagnements ou exigences que nous mettons en place bénéficient à tous, parfois même à nos concurrents !  

Un exemple récent d’accompagnement justement ?  

 G. P.-P. Le dernier en date va à Biogam, une fromagerie lorraine partenaire de Biocoop depuis plus de 25 ans. Cet acteur historique de la bio qui assure les débouchés de beaucoup de producteurs de lait bio de la région se trouvait à un moment critique de son évolution, rattrapé par la concurrence, et n’ayant pas les moyens de se développer. Cette évolution s’inscrit dans le paysage de la transformation laitière bio de l’Est de la France qui a commencé a changer en 2007. A cette époque, nous avons également commencé à apporter un soutien à la laiterie Roussey en Franche-Comté. Aujourd’hui, cette dernière reprise par Biodeal a pu regagner son indépendance. Grâce à notre soutien technique et financier Biogam a pu investir dans la création d’un atelier de transformation d’emmenthal opérationnel depuis l’été 2012. A cela s’ajoute des outils de suivi organoleptique et sanitaire en adéquation avec le développement visé. Ainsi, cette laiterie 100 % bio, pourra rester présente sur le marché, être aussi compétitive que d’autres plus récents sur le marché bio mais plus forts, emmener sa région au plan national ! Mieux, elle créera de l’emploi, continuera d’écouler le lait bio de la région et donc développera la bio. Au-delà de garantir nos approvisionnements qui fut le point de départ du projet, Biocoop manifeste ainsi concrètement sa volonté d’aider à structurer et  à pérenniser des activités que seuls, les opérateurs historiques n’auraient réussi à le faire. Et grâce à des partenariats avec des acteurs qui partagent les mêmes objectifs que nous, nous pouvons garantir au consommateur une exigence de qualité encore plus forte.

Comment voyez-vous 2013 ?

G. P.-P. Dans la continuité… Veiller à l’équilibre, ne pas faire les choses au détriment des uns ou des autres, améliorer nos outils de gestion de stocks. La gamme Ensemble ira s’étoffant. Nous voulons que nos clients soient fiers de consommer nos produits comme nous sommes fiers de les leur offrir !

Et le vœu ?

G. P.-P. La santé pour tous ! Une évidence quand on mange bio que j’aime à rappeler ! Et qu’ensemble, nous continuions à faire évoluer la belle aventure bio. Que chacun dans son domaine contribue à l’émergence d’une société plus agréable.

Et vous, Claude Gruffat, que souhaitez-vous en 2013 ?

C. G. Pour la production ? Que nos partenaires utilisent pleinement la section agricole Biocoop comme lieu de débat et de création pour leur avenir. Fruits, légumes, céréales, etc., il y a encore à faire, ensemble ! Les agriculteurs qui sont rentrés dans notre coopérative se découvrent, apprennent à se connaître et sortent de la compétition. Une victoire coopérative ! Je rêve d’une bio qui n’ait pas la nécessité de la compétition pour trouver son chemin et qui puisse progresser sur les sentiers de la coopération. Parce que nos producteurs commercent ailleurs aussi, je rêve qu’ils puissent étendre ce modèle et ses valeurs afin d’en faire l’incontournable d’un marché. Concrètement, dans les fruits et légumes par exemple, j’aimerais que les groupements partenaires de Biocoop deviennent des pivots, les donneurs d’ordre des mercuriales [liste de prix des denrées alimentaires sur un marché public, ndlr] pour établir les prix et sortir de la spéculation de marché, revenir à la réalité de la production pour construire des prix justes. Acheter des produits de ces filières permet au consommateur de construire autre chose. Je fais le voeu que ce monde-là donne le ton et ne reste pas dans les murs d’une bulle de gens qui se comprennent…, les sociétaires et les consommateurs de Biocoop. Que ces efforts pollinisent la société ! Voilà pourquoi, ensemble !

Une version papier courte de cette interview est parue p. 23 du n°67 de Consom’action, le magazine des biocoops, offert tous les deux mois aux consommateurs par les points de vente. Ce 1er numéro de l’année 2013 comprend un dossier consacré aux agrumes bio.

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